Démystifier les principaux problèmes pouvant bénéficier de la rééducation périnéale chez la femme

La rééducation périnéale est une branche de la physiothérapie. Malheureusement trop méconnue, cette approche améliore la condition des personnes atteintes d’incontinence, de prolapsus (descente d’organe) ou de douleur au périnée.

Tout d’abord, voici un peu de notions d’anatomie. Le plancher pelvien est un groupe de structures, principalement musculaires, qui se situent autour de l’urètre, du vagin et de l’anus. S’attachant du pubis jusqu’au coccyx, il agit comme fermeture pour le bassin. Il possède donc plusieurs rôles, entre autres au niveau de la continence urinaire, fécale et de gaz, du support des organes internes et des relations sexuelles. Ces muscles peuvent manquer de force, de coordination ou de tonus, ou, au contraire, ils peuvent avoir trop de tonus et être trop tendus. Ces différentes dysfonctions musculaires peuvent entraîner de l’inconfort, des douleurs ou des lourdeurs dans la région vaginale, ou encore, des fuites urinaires. 

                                                                                                                                                                                                                                      Images tirées de Wikipédia

L’incontinence urinaire

Il existe plusieurs types d’incontinence, les plus fréquents étant l’incontinence à l’effort et l’incontinence d’urgence. L’incontinence à l’effort est caractérisée par une perte d’urine lors d’un effort qui augmente la pression abdominale (ex. : tousser, éternuer, soulever une charge, courir, etc.). L’incontinence d’urgence est, quant à elle, caractérisée par une perte d’urine associée à un besoin d’uriner soudain et fort, qui ne peut être contrôlé. Les pertes d’urine lors d’incontinence peuvent aller de quelques gouttes à une vidange complète de la vessie. Malgré la croyance populaire, sachez qu’il n’est en aucun cas «normal» d’avoir des fuites urinaires, et ce, même si vous avez eu des enfants ou que vous avancez en âge.

Prolapsus

Le prolapsus signifie la descente d’un ou de plusieurs organes internes (vessie, utérus, rectum) dans le canal vaginal. Les prolapsus se manifestent habituellement par une lourdeur au périnée et/ou une sensation ou observation d’avoir quelque chose dans le vagin. Il est primordial d’acquérir et de maintenir une force musculaire adéquate pour bien supporter les organes, et ainsi diminuer les symptômes.

Que vous souffriez d’incontinence urinaire ou d’une descente d’organe, la rééducation périnéale incluant un renforcement des muscles du plancher pelvien est indiquée. Le renforcement a en effet été prouvé efficace pour aider à éviter ou retarder une opération. 

Douleurs au périnée

Finalement, les douleurs au périnée peuvent également bénéficier de traitements de physiothérapie. Ces douleurs sont souvent rapportées aux relations sexuelles, à l’insertion d’un tampon ou même au simple contact du périnée avec les sous-vêtements. Elles peuvent aussi survenir lors d’activités physiques. À la suite de son évaluation détaillée, la physiothérapeute détermine la source du problème qui guidera ainsi le plan de traitement par la suite.

Nous espérons que ces spécifications amélioreront vos connaissances sur la rééducation périnéale, car cette dernière a des impacts considérables dans la vie des femmes.

N’hésitez donc pas à prendre soin de votre plancher pelvien.

L’implication possible du diaphragme dans vos maux de dos

Un adulte respire en moyenne 12 fois par minute. Cela représente 19 440 cycles d’inspiration et d’expiration dans une journée, 136 080 dans une semaine et 7 076 160 dans une année. Il s’agit donc d’un mouvement répétitif majeur nécessitant une coordination adéquate. Votre respiration rythme vos activités quotidiennes et vous permet d’apporter l’oxygène nécessaire à l’ensemble de votre corps pour pouvoir vaquer à vos occupations. Elle va non seulement s’accélérer lorsque vous faites du sport et ralentir pendant votre sommeil, mais peut également changer sous certaines conditions, comme l’effet du stress ou de la douleur persistante.

La respiration est un processus à la fois actif (qui demande un effort musculaire pour faire entrer l’air dans les poumons) et passif (à l’expiration régulière, lors de la relaxation des muscles et par le recul élastique des poumons, pour faire sortir l’air). Le principal muscle respiratoire s’appelle le diaphragme.

                                                   

                                                                                                                                                                                  Atlas d’anatomie, Gilroy et al, 2010

Ce muscle est composé de trois sections ayant toutes en commun un tendon central en forme de coupole. L’une des sections s’attache sur les côtes 7 à 12, une deuxième forme deux piliers (droit et gauche) s’attachant sur la colonne vertébrale lombaire (L1 à L3) et la dernière s’attache en avant, sur la face arrière du processus xiphoïde (la pointe du sternum).

Respirez-vous surtout du haut du corps, avec la poitrine se soulevant vers l’avant? Si oui, votre diaphragme nécessite peut-être un coup de pouce! Votre physiothérapeute peut évaluer votre patron respiratoire et vous guider dans le réentraînement et l’optimisation de la contribution de ce muscle dans des tâches de contrôle moteur et dans vos exercices pour votre mal de dos. En effet, il existe un lien bien réel entre « mal de dos » et « diaphragme »! Par ses attaches sur les vertèbres de votre dos, le diaphragme contribue au contrôle de la colonne vertébrale (avec l’aide des muscles abdominaux) en la « rigidifiant » lors de mouvements venant « challenger » votre dos (Hodges et coll., 2005; Kolar et coll. 2010; Miyamoto et coll., 2002). Il joue ainsi un rôle postural. Chez un adulte en santé, le diaphragme réussit à coordonner ce rôle avec son rôle primaire respiratoire. Chez les patients présentant des douleurs au dos ou à l’articulation sacro-iliaque, le diaphragme se trouve dans une position plus élevée et se déplace différemment lors de sa contraction à l’inspiration, ce qui altère sa capacité à contribuer au contrôle de la colonne (Kolar et coll., 2012; O’Sullivan et coll., 2002). Des études ont démontré que la mauvaise coordination des rôles postural et respiratoire du diaphragme dans une activité requérant l’utilisation des bras ou des jambes pouvait diminuer la stabilité de la colonne lombaire et potentiellement ainsi contribuer à entretenir la douleur dans différentes tâches telles que soulever des charges (Kolar et coll., 2012; Hodges et coll., 2001; Hodges 2017). Les patrons respiratoires altérés sont associés aux problèmes de contrôle moteur chez ces patients (Roussel et al, 2008; O’Sullivan et coll., 2002).

Des programmes d’exercices respiratoires sont cliniquement efficaces pour réduire la douleur lombaire persistante et améliorer la qualité de vie (Anderson et coll., 2017). Des applications gratuites telles que RespiRelax sur votre téléphone intelligent peuvent aussi vous aider à prendre davantage conscience de votre respiration et à l’optimiser. N’hésitez pas à nous contacter pour obtenir plus d’information.

À vos marques, prêts, respirez!

 Références :

  1. Hodges, P., I. Heijnen and S. Gandevia (2001). "Postural activity of the diaphragm is reduced in humans when respiratory demand increases." The Journal of Physiology 537(3): 999-1008.
  2. Hodges, P.“ The diaphragm, postural control & low back pain in patients with COPD”. Conference at European Respiratory Society Congress. Milan (Italy). 2017.
  3. Kolár P, Šulc JAN, Kyncl M, et al. Postural Function of the Diaphragm in Persons With and Without Chronic Low Back Pain. J Orthop Sport Phys Ther. 2012;42(4):352-364.     doi:10.2519/jospt.2012.3830.
  4. Kolar P, Sulc J, Kyncl M, et al. Stabilizing function of the diaphragm : dynamic MRI and synchronized spirometric assessment. J Appl Physiol. 2010;109:1064-1071. doi:10.1152/japplphysiol.01216.2009.
  5. Miyamoto K, Shimizu K, and Madusa K. Fast MRI used to evaluate the effect of abdominal belts during contraction of trunk muscles. Spine. 2002; 27(15):1749-55.
  6. O'Sullivan PB, Beales, DJ, et coll. Altered Motor Control Stratgies in Subjects with Sacroiliac Joint Pain During the Active Straight-Leg-Raise Test. Spine. 2002; 27(1):E1E8.
  7. Roussel N, Nijs, J, et coll. Altered breathing patterns during lumbopelvic motor control tests in chronic low back pain: a case-control study. Eur Spine J. 2009; 18: 1066-73.

La physiothérapie à la suite d’un AVC

Définition et signes d’un AVC

L’accident vasculaire cérébral, mieux connu sous le nom d’AVC, frappe environ 20 000 personnes par année au Québec et consiste en une diminution importante (voire un arrêt) de la quantité de sang acheminée au cœur ou au cerveau (1). Il est crucial de savoir reconnaître les signes d’un AVC, les premières minutes et premières heures étant cruciales pour la vie de la personne, mais également pour réduire les impacts physiques et psychologiques sur les activités de la vie quotidienne et au travail. En effet, 1,9 million de cellules cérébrales meurent dans les premières minutes qui suivent un AVC, selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC (2). La Fondation suggère l’acronyme « V.I.T.E » pour vous aider à reconnaître les signes d’un AVC et réagir rapidement.

 La physio suite AVC

Suivre des cours de réanimation cardio-respiratoire (RCR) peut vous outiller pour vous permettre de réagir adéquatement en attendant les ambulanciers et de maintenir une certaine circulation du sang auprès de la personne inconsciente grâce à des compressions cardiaques et à la technique du bouche-à-bouche. Différents cours sont offerts à la population générale ne travaillant pas dans le domaine de la santé.

Séquelles possibles d’un AVC

Selon l’endroit, la sévérité de l’AVC subi, le délai de prise en charge à l’hôpital et différents facteurs environnement et personnels, les séquelles possibles d’un AVC vont varier. Elles peuvent toucher aussi bien vos habiletés à comprendre et à communiquer que vos émotions, votre mémoire, votre vision, votre équilibre, votre capacité à bouger les jambes et les bras, votre coordination et plusieurs autres aspects neurologiques (3). Une équipe multidisciplinaire (composée de médecins, infirmières, physiothérapeutes, ergothérapeutes, orthophonistes, etc.) encadre la réadaptation initiale. Des physiothérapeutes formés pour la prise en charge à la suite d’un AVC peuvent vous accompagner aussi bien dans les premiers jours à l’hôpital que dans les premières semaines et premiers mois en centre de réadaptation suivant l’événement (la majorité de la récupération se fait dans les premiers 3 à 6 mois après l’AVC (3) ) ou lorsque vous êtes de retour à votre domicile.

Physiothérapie et AVC

Lorsque vous venez consulter en physiothérapie à la suite d’un AVC, nos physiothérapeutes font une évaluation complète fonctionnelle de vos capacités, c’est-à-dire qu’ils dressent un portrait actuel de ce que vous êtes capable de faire et des difficultés rencontrées dans des mouvements et activités importantes pour votre autonomie. Ils peuvent ensuite vous guider dans des exercices visant à améliorer votre force; la précision de vos mouvements; l’équilibre dans vos déplacements et lorsque vous êtes debout, immobile; votre distance de marche; votre façon de marcher avec ou sans accessoire de marche et bien plus encore.

N’hésitez pas à nous contacter pour avoir plus d’informations et restez à l’affût des signes!

Références

  1. http://www.msss.gouv.qc.ca/professionnels/traumatismes-et-traumatologie/avc/
  2. http://www.coeuretavc.ca/avc/signes-de-l-avc
  3. Evidence-based review of Stroke rehabilitation, http://ebrsr.com/sites/default/files/Chapter 3_Background Concepts in Stroke Rehabilitation.pdf

Comprendre la hernie discale lombaire

Vous avez dernièrement expérimenté une douleur en vous relevant de la position penchée vers l’avant (ex. : en changeant vos pneus, en pelletant un lourd amas de neige OU en voulant prendre votre enfant dans vos bras) ? Depuis, vous avez de la douleur qui descend dans une jambe et des picotements dans celle-ci ? Sans parler de la position assise qui vous est bien difficile de maintenir… Il est grand temps pour vous de consulter un physiothérapeute puisque vous avez probablement une hernie discale lombaire.

Qu’est-ce qu’une hernie discale ?

Il s’agit en fait d’un déplacement des composantes du disque intervertébral, soit le coussin situé entre les vertèbres (voir image 1). Le disque a principalement pour fonctions de transmettre le poids d’une vertèbre à l’autre et de permettre le mouvement de la colonne vertébrale. La hernie discale lombaire (au bas du dos) est plus prévalente chez les adultes de 30 à 50 ans et plus fréquente chez les femmes que chez les hommes (1). Cette blessure se produit le plus souvent en se penchant vers l’avant, avec ou sans rotation du corps (2), d’où l’importance de protéger son dos dans les différentes tâches au quotidien!

  Disque normal :                                                                                       Disque avec hernie discale :

   

Dans cette condition particulière, le bombement du disque intervertébral est susceptible de venir comprimer ou irriter les structures nerveuses adjacentes (comme les racines nerveuses par exemple) (3). Cela peut provoquer une douleur partant du dos qui descend dans une jambe, une perte de sensibilité dans la jambe, une faiblesse et/ou des engourdissements/picotements dans la jambe et/ou le pied (1). Les symptômes varient en fonction de la localisation de la hernie discale et secondairement de la structure nerveuse qui est atteinte, par exemple la 4e racine lombaire (L4) versus la 5e (L5) (voir image 2 pour une représentation indicative des variations de la localisation de la douleur en fonction de la racine nerveuse atteinte). Il est à noter que les disques entre la 4e et la 5e vertèbre lombaire et entre la 5e vertèbre lombaire et la 1re vertèbre sacrée sont les plus souvent touchés par une hernie.

Le rôle de la physiothérapie

Si vous présentez des symptômes qui s’apparentent à ceux mentionnés ci-haut, le physiothérapeute est apte à déterminer si une prise en charge médicale est requise dans un premier temps et peut vous aider à soulager votre douleur par des exercices appropriés, des techniques de thérapie manuelle et/ou l’utilisation d’électrothérapie. Pour ce faire, il peut, par exemple, avoir recours à la technique McKenzie (voir chronique à ce sujet). N’hésitez pas à communiquer avec nous pour prendre rendez-vous et en finir avec votre douleur ! 

Références

(1) Jordan J, Konstantinou K, O’Dowd J. Herniated lumbar disc. BMJ Clin Evid 2009;3:1–34.

(2) Sueki D, Brechter J. Orthopedic Rehabilitation Clinical Advisor, Mosby Elsevier, 2010, 965 pages.

(3)L. Rhee J., Schaufele M., A. Abdu W,  Radiculopathy and the herniated lumbar disc, JBJS, Volume 88-A, No 9, septembre 2006, p.2069 à 2080.

Image 1 : Caren G. Solomon, Herniated Lumbar Intervertebral Disk, The New England Journal of Medicine, 364 :18, 5 mai 2016, p.1763 à 1772.

Image 2 : Strayer Andrea, Lumbar Spine : Common Pathology and Interventions, Journal of Neuroscience Nursing, August 2005, Vol 37, No 4, p.181 à 193. 

La commotion cérébrale chez l’enfant et l’adolescent.

 

Lors d‘un match de soccer un attaquant de 14 ans entre en collision avec un adversaire en tentant de faire une tête en avant du but début de première demie. Il reçoit un coup de coude à la tête et tombe sur le terrain. L’attaquant ayant reçu un coup à la tête se relève péniblement et commence à marcher vers le but, apparaissant étourdi. Il est alors aidé par ses coéquipiers pour retourner sur les lignes de côtés. En arrivant au banc, il se plaint d’un mal de tête et d’étourdissements. Il ne présente pas de nausée ni de problèmes de vision. Il reconnait ses coéquipier et l’emplacement du match, mais ne se souvient pas quelle demie est en cours, ni le pointage actuel du match. Au bout de 15 minutes, tous les symptômes disparaissent complètement. Il se souvient de tout, n’a plus de maux de têtes. Aucun autre symptôme n’apparait et il veut absolument retourner jouer la fin du match.

Quelle est la décision appropriée au sujet du retour au jeu pour ce joueur?

Peut-il retourner jouer dans le match en cours? Quel type d’évaluation est requis? A-t-il besoin d’un suivi?

La particularité de ce joueur est qu’il est un adolescent. Lorsqu’on est enfant ou adolescent, une commotion cérébrale peut avoir un impact important sur le développement et donc il faut être très prudent avec la prise en charge de cette blessure.

En effet, en termes de développement, le cerveau n'atteint pas son poids adulte de 1,4 kg (3 lb) avant l'âge de 12 ans. De plus, la région du lobe frontal, qui est très fragile et sujette aux effets de la commotion cérébrale, n'atteint pas sa pleine maturité cognitive avant l’âge de la mi-vingtaine! Des dommages au lobe frontal subi n'importe quand lors du continuum de développement des enfants et des adolescents peuvent avoir un impact sur les fonction exécutives, notamment la mémoire de travail, le contrôle cognitif, l'apprentissage, l'attention sélective et la sélection de réponses motrices, toutes des fonctions importantes dans la vie de tous les jours et à l’école.

Les commotions cérébrales sont potentiellement plus dévastatrices pour les jeunes et les adolescents que pour les adultes parce que les enfants et les adolescents sont en plein dans le processus d'apprentissage de nouvelles tâches. De plus, les enfants et les adolescents prennent plus de temps à récupérer que les adultes.

Si on suspecte qu’un enfant ou un adolescent a subi une commotion cérébrale, il devrait immédiatement être retiré du jeu ou de l’entraînement. S’il est inconscient, il faut prendre toutes les précautions nécessaires (c’est-à-dire appeler le 911 et immobiliser le jeune sur une planche dorsale). Il faut aussi s’assurer de vérifier les voies respiratoires, sa respiration et sa circulation.

Si le blessé est conscient, il faut garder une observation soutenue afin de déceler tout signe de détérioration. Effectivement, les symptômes pourraient se manifester plus tard pendant la journée ou le lendemain car la commotion cérébrale est un processus qui se déroule sur plusieurs heures et jours. Tout enfant ou adolescent chez qui l’on suspecte une commotion cérébrale devrait être évalué par du personnel médical qualifié dans les plus brefs délais. Un joueur ne devrait jamais retourner au jeu (incluant aussi les pratiques) s’il est symptomatique.

De plus, les enfants et les adolescents ayant subi une commotion cérébrale présentent souvent une diminution de l’attention, des temps de réaction ralentis et des pertes de mémoire. Ces symptômes plus difficiles à mesurer peuvent néanmoins rendre le joueur moins apte à éviter des situations à risque de subir une nouvelle commotion cérébrale.

Suite à l’évaluation par du personnel médical spécialisé, le joueur ne devrait pas être laissé seul durant les 24 heures à 48 heures suivant la commotion cérébrale. Un adulte responsable, idéalement un des parents, doit surveiller l’enfant ou l’adolescent afin de déceler une détérioration de ses symptômes (par exemple : maux de têtes intenses et augmentant, vomissements persistants, convulsions, difficulté avec la vision, difficulté à parler ou à marcher et pertes d’équilibres) et vérifier tout signe de détérioration pendant la nuit (par exemple : une respiration anormale, des convulsions).  Malgré les croyances communes, il ne faut toutefois pas réveiller l’enfant ou l’adolescent pendant la nuit s’il a subi une commotion cérébrale. En effet, le repos est très important pour la récupération et le sommeil est important pour la récupération. Par contre le parent, lui, se doit d’aller vérifier très souvent (à toutes les 1 ou 2 heures durant la nuit) l’état de l’enfant ou adolescent. Si on constate des signes de détérioration ou en cas de doute, l’enfant ou l’adolescent devrait subir une réévaluation immédiate au département d’urgence le plus proche.

Accommodements à prévoir pour les enfants et les adolescents ayant subi une commotion cérébrale en plus de les retirer de toute situation pouvant les mettre à risque :

1 ) Un temps de sommeil accru

2 ) Des journées d'école réduites

3) Des devoirs et leçons adaptés/modifiés

4 ) Pauses plus fréquentes à l'école

Éléments importants à prendre en considération et qui doivent être traités avec prudence lors d’une commotion chez un enfant ou adolescent 

1 ) Si l’enfants à subi une commotion cérébrale sévère ou s’il est lent à récupérer

2 ) S’il a subi plusieurs commotions cérébrales

3 ) Plus l’enfant est jeune, plus il faut agir avec prudence

 

Donc pour notre joueur du début, l’athlète est resté hors du match pour le reste de la partie, même si les symptômes ont disparus après 15 minutes. Il a eu une évaluation standardisée pour l’évaluation des commotions. Ses parents et lui ont reçu les instructions concernant la commotion cérébrale, les symptômes associés et que faire si sa condition se détériorait.

Mieux vaut être prudent lorsque l’enfant ou l’adolescent subit une commotion cérébrale!

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