L'atteinte méniscale au genou

Le ménisque est une structure cartilagineuse en forme de demi-cercle que l’on retrouve dans l’articulation du genou entre le tibia et le fémur. Il permet d’augmenter la stabilité articulaire et de contribuer à la lubrification et à l’absorption des chocs.  

Les ménisques sont des structures propices aux déchirures et sont des causes fréquentes d’une douleur au genou. Typiquement, cette blessure apparaît suite à un mouvement prononcé de rotation du genou ou à des mouvements répétés d’accroupissement. Elle peut aussi apparaître progressivement après 60 ans par dégénérescence au sein de l’articulation. Les symptômes rencontrés en présence d’une lésion méniscale comprennent une douleur plus souvent localisée à la face interne du genou, un gonflement, une sensation de blocage, une incapacité à plier et à déplier complètement le genou et une difficulté à mettre du poids sur la jambe atteinte ainsi qu’à s’accroupir. La douleur diminue habituellement en position de non mise en charge, soit assis ou couché.

En présence d’une lésion méniscale, la physiothérapie permet d’accélérer et d’optimiser le processus naturel de guérison. Lors de l’évaluation, le physiothérapeute pourra déterminer si la lésion méniscale est accompagnée ou non d’une lésion ligamentaire, qui concerne le plus souvent le ligament croisé antérieur du genou. Il pourra aussi vous guider s’il croit qu’un examen d’imagerie tel que la résonance magnétique est pertinent dans le cadre de votre réadaptation. Ensuite, le traitement conservateur d’une lésion méniscale permet la plupart du temps une guérison complète. Le plan de traitement comprend des exercices d’assouplissement et de renforcement, de la thérapie manuelle, une rééducation du patron de marche, des ultrasons et d’autres modalités antalgiques. Votre physiothérapeute vous donnera aussi de judicieux conseils en lien avec la reprise graduelle de vos sports et de vos autres activités.

Il est important de comprendre que les ménisques reçoivent un apport sanguin seulement en périphérie. Ce faisant, une lésion méniscale qui atteint la portion plus centrale guérit plus difficilement et, parfois, une chirurgie peut être indiquée en fonction de votre niveau d’activité, de votre âge et de la sévérité des signes et symptômes. Votre physiothérapeute saura vous guider à travers les différentes étapes de votre réadaptation et vous permettra de faire des choix éclairés pour retrouver le plus rapidement possible vos habitudes antérieures.

La commotion cérébrale chez l’enfant et l’adolescent.

 

Lors d‘un match de soccer un attaquant de 14 ans entre en collision avec un adversaire en tentant de faire une tête en avant du but début de première demie. Il reçoit un coup de coude à la tête et tombe sur le terrain. L’attaquant ayant reçu un coup à la tête se relève péniblement et commence à marcher vers le but, apparaissant étourdi. Il est alors aidé par ses coéquipiers pour retourner sur les lignes de côtés. En arrivant au banc, il se plaint d’un mal de tête et d’étourdissements. Il ne présente pas de nausée ni de problèmes de vision. Il reconnait ses coéquipier et l’emplacement du match, mais ne se souvient pas quelle demie est en cours, ni le pointage actuel du match. Au bout de 15 minutes, tous les symptômes disparaissent complètement. Il se souvient de tout, n’a plus de maux de têtes. Aucun autre symptôme n’apparait et il veut absolument retourner jouer la fin du match.

Quelle est la décision appropriée au sujet du retour au jeu pour ce joueur?

Peut-il retourner jouer dans le match en cours? Quel type d’évaluation est requis? A-t-il besoin d’un suivi?

La particularité de ce joueur est qu’il est un adolescent. Lorsqu’on est enfant ou adolescent, une commotion cérébrale peut avoir un impact important sur le développement et donc il faut être très prudent avec la prise en charge de cette blessure.

En effet, en termes de développement, le cerveau n'atteint pas son poids adulte de 1,4 kg (3 lb) avant l'âge de 12 ans. De plus, la région du lobe frontal, qui est très fragile et sujette aux effets de la commotion cérébrale, n'atteint pas sa pleine maturité cognitive avant l’âge de la mi-vingtaine! Des dommages au lobe frontal subi n'importe quand lors du continuum de développement des enfants et des adolescents peuvent avoir un impact sur les fonction exécutives, notamment la mémoire de travail, le contrôle cognitif, l'apprentissage, l'attention sélective et la sélection de réponses motrices, toutes des fonctions importantes dans la vie de tous les jours et à l’école.

Les commotions cérébrales sont potentiellement plus dévastatrices pour les jeunes et les adolescents que pour les adultes parce que les enfants et les adolescents sont en plein dans le processus d'apprentissage de nouvelles tâches. De plus, les enfants et les adolescents prennent plus de temps à récupérer que les adultes.

Si on suspecte qu’un enfant ou un adolescent a subi une commotion cérébrale, il devrait immédiatement être retiré du jeu ou de l’entraînement. S’il est inconscient, il faut prendre toutes les précautions nécessaires (c’est-à-dire appeler le 911 et immobiliser le jeune sur une planche dorsale). Il faut aussi s’assurer de vérifier les voies respiratoires, sa respiration et sa circulation.

Si le blessé est conscient, il faut garder une observation soutenue afin de déceler tout signe de détérioration. Effectivement, les symptômes pourraient se manifester plus tard pendant la journée ou le lendemain car la commotion cérébrale est un processus qui se déroule sur plusieurs heures et jours. Tout enfant ou adolescent chez qui l’on suspecte une commotion cérébrale devrait être évalué par du personnel médical qualifié dans les plus brefs délais. Un joueur ne devrait jamais retourner au jeu (incluant aussi les pratiques) s’il est symptomatique.

De plus, les enfants et les adolescents ayant subi une commotion cérébrale présentent souvent une diminution de l’attention, des temps de réaction ralentis et des pertes de mémoire. Ces symptômes plus difficiles à mesurer peuvent néanmoins rendre le joueur moins apte à éviter des situations à risque de subir une nouvelle commotion cérébrale.

Suite à l’évaluation par du personnel médical spécialisé, le joueur ne devrait pas être laissé seul durant les 24 heures à 48 heures suivant la commotion cérébrale. Un adulte responsable, idéalement un des parents, doit surveiller l’enfant ou l’adolescent afin de déceler une détérioration de ses symptômes (par exemple : maux de têtes intenses et augmentant, vomissements persistants, convulsions, difficulté avec la vision, difficulté à parler ou à marcher et pertes d’équilibres) et vérifier tout signe de détérioration pendant la nuit (par exemple : une respiration anormale, des convulsions).  Malgré les croyances communes, il ne faut toutefois pas réveiller l’enfant ou l’adolescent pendant la nuit s’il a subi une commotion cérébrale. En effet, le repos est très important pour la récupération et le sommeil est important pour la récupération. Par contre le parent, lui, se doit d’aller vérifier très souvent (à toutes les 1 ou 2 heures durant la nuit) l’état de l’enfant ou adolescent. Si on constate des signes de détérioration ou en cas de doute, l’enfant ou l’adolescent devrait subir une réévaluation immédiate au département d’urgence le plus proche.

Accommodements à prévoir pour les enfants et les adolescents ayant subi une commotion cérébrale en plus de les retirer de toute situation pouvant les mettre à risque :

1 ) Un temps de sommeil accru

2 ) Des journées d'école réduites

3) Des devoirs et leçons adaptés/modifiés

4 ) Pauses plus fréquentes à l'école

Éléments importants à prendre en considération et qui doivent être traités avec prudence lors d’une commotion chez un enfant ou adolescent 

1 ) Si l’enfants à subi une commotion cérébrale sévère ou s’il est lent à récupérer

2 ) S’il a subi plusieurs commotions cérébrales

3 ) Plus l’enfant est jeune, plus il faut agir avec prudence

 

Donc pour notre joueur du début, l’athlète est resté hors du match pour le reste de la partie, même si les symptômes ont disparus après 15 minutes. Il a eu une évaluation standardisée pour l’évaluation des commotions. Ses parents et lui ont reçu les instructions concernant la commotion cérébrale, les symptômes associés et que faire si sa condition se détériorait.

Mieux vaut être prudent lorsque l’enfant ou l’adolescent subit une commotion cérébrale!

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